...l'hebdo des enfers...

20 février 2007

si j'en suis arrivée là, c'est bien à toi que je le dois

J’avais une amie. Enfin, je l’ai toujours, pourtant j’ai spontanément écrit cette phrase au passé.

Je croyais que j’étais importante pour elle. Mais ce que notre relation est devenue est loin d’être ce que j’appelle de l’amitié.

*

*

Je réfléchis à deux fois avant de te dire quelque chose. Je cherche mes mots. J’essaie même de me donner des apparences qui ne sont pas forcément vraies. Ce n’est pas le comportement que j’ai l’habitude d’avoir devant mes amis, pourtant…

Entre nous nous sommes sensés être honnêtes. Et spontanés. Et naturels.

*

*

Je m’étais faite à ce changement dans notre relation comme on se fait à un deuil, j’ai combattu ces derniers mois pour m’habituer à cette nouvelle vie de laquelle tu faisais de moins en moins partie.

*

*

*

Mais il y a des choses que je ne peux dire qu’à toi, et je m’en rends compte de plus en plus.

Toutes ces choses restent au fond de moi et je ne peux plus en parler à personne.

Tu étais vraiment quelqu’un de spécial pour moi. Et tu me manques.

*

*

*

*

[...] peut importe où nous conduit ce chemin

nous serons unis comme des amis marchant main dans la main

*

*

[ fin de la parenthèse niaise ]

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22 janvier 2007

Quelques étoiles fuyantes

La bonne étoile ~ Mathieu Chedid alias M

Parce que c'est une des plus belles chansons françaises qu'il m'ait été permis d'entendre, ambiance sidérale, paisible et mystérieuse.

Et aussi un de mes clips préférés.

Terrien,
Juste une poussière
Dans un système solaire
Une chose mystérieuse
C'est rien,
On est tous un peu flous
Pas sûrs de nous du tout
Dans la nébuleuse
Ce soir, en regardant les étoiles
J'ai vu dans le ciel
Quelque chose qui brille, brille, brille

À la belle étoile
Quelques étoiles filantes
Et toi la bonne étoile
Autour de toutes ces figurantes

Visible,
À l'oeil nu si on veut
Il fallait ouvrir les yeux
Sur ce point lumineux

J'étais à des années lumières
De penser qu'un jour
Je pourrais y croire
Ça me sidère ce désir qui monte en moi

À la belle étoile
Quelques étoiles fuyantes
Et toi la bonne étoile
Autour de toutes ces figurantes
Et toi la bonne étoile

J'étais à des années lumières
De penser qu'un jour
Je pourrais lui plaire
Ça me sidère ce désir qui monte en moi

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27 décembre 2006

Il y a tellement à apprendre et le soleil se couche. (Kirk Douglas)

Connaissez-vous Helen Keller ?

Une petite fille, il y a deux siècles, atteinte au cerveau alors qu’elle n’avait que quelques mois, devenue ainsi sourde-muette (n’ayant pas eu le temps d’apprendre à parler) et aveugle par la force du destin.

Seule, dans le noir de sa prison, dans sa nuit sans fin, dans son monde de silence.

Univers de vide et d’obscurité dans lequel elle aurait pu être détenue à jamais si ses parents, ayant eu vent de certaines rumeurs, n’avaient fait appel à une jeune femme dénommée Ann Sullivan qui avait, paraît-il, sortit de telles prisonniers de leur geôle en leur apprenant à communiquer avec les mains.

Helen réussit à sortir peu à peu de sa nuit. Puis, elle parvint même à parler. Mais comme elle ne pouvait pas s’entendre, sa voix, bien que compréhensible, résonnait difficilement, désagréablement. Quand je t’entends, Sophie Vouzelaud, première dauphine de Miss France 2006, c’est Helen Keller que j’entends. C’est sa voix, mais aussi son intelligence, son courage, son envie de changer les choses pour les gens dans la même condition, ces personnes qui ont trop tendance à être prises pour des imbéciles ou des incapables pour la simple raison qu’elles ont une difficulté de plus à surmonter pour se faire comprendre…

De plus, tu lui ressembles. Les yeux bleus, les cheveux châtains, longs, ondulés, la peau claire et la grande taille, la même grâce fragile (du moins est-ce ainsi que j’imaginais Helen en lisant le livre, quand j’étais petite…). Tu méritais bien mieux le prix de plus belle femme de France que la gagnante. Mais au moins, tu as réussi à te faire connaître, et j’espère que cela t’aideras dans ta quête.

Bonne chance.

061211141128helen_keller

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10 décembre 2006

You wanna get me ? come and get me

Bien le bonjour chers lecteurs.

Il me vint une aventure qu’il me faut conter…

...On va recommencer de façon plus moderne parce que sinon on va encore me dire que je vis dans une autre époque. Ahem. Inspiration….. c’est parti

Yo !

Hier il m’est arrivé une chose étonnante que j'espère vous n’aurez jamais à vivre.

J’étais chez le coiffeur, tranquillement assise alors qu’une coiffeuse peinait hardement à rattraper les dégâts laissés par ma précédente coiffeuse irresponsable... quand tout à coup...

Il y eut le Cheveu. Il s’est insidieusement faufilé entre ma paupière et ma cornée et seuls ceux à qui cela est arrivé savent à quel point c'est gênant.

Alors que je m’acharnais devant le miroir à essayer de l’enlever, sacrifiant mon maquillage par la même occasion, je me suis évanouie.

Oui c’est là que je voulais en venir.

_

Sur le coup j’ai vu le décors tourner autour de moi, peignes, rasoirs et sèches-cheveux fondaient, le plastique s’étirait, se raccourcissait, faisait des vagues, j’avais la Méditerrannée version gris & blanc sous les yeux et je ne pouvais plus tenir debout. Alors j’ai commencé à vaciller dans les bras de la coiffeuse qui s'est mise à appeler ma mère

Madame… je crois… que votre fille fait un malaise !

_

Ma mère, sous le choc, se met à déclamer je ne sais quoi en roumain pendant qu’une autre coiffeuse plus consciencieuse que celle qui criait C’EST PAS MOI J’AI RIEN FAIT m’apporte une chaise dans laquelle je m’avachis comme une loque.

On me parle, je réponds, je répète je ne sais combien de fois «je vous entends, je suis consciente ! », je sens que je vais me perdre, je ferme les yeux, mon cerveau ne m’obéit plus, la machine m’a abandonnée. Je suis un pilote dans un avion aux réacteurs éteints en plein vol.

_

Sensation bien étrange, d’être là, de tout comprendre, de savoir qu’on a plus le contrôle mais qu’on est toujours là. J’ai eu le temps de penser à tout ces livres que j’ai pu lire dans lesquels il fut question à un moment où à un autre de quelqu’un tombant dans les pommes. Ou pire, de personnes dans le coma, qui restent des mois, des années dans cet état, qui ne peuvent réagir mais entendent soit-disant tout ce qu’il se passe. Et d’autres qui affirment qu’on n’entend rien, que l’on dort tellement profondémment que rien ne nous touche. Et toutes ces infirmières qui encouragent les proches à parler aux inconscients, parce qu’ils savent, à défaut de nous entendre ils nous sentent peut-être.

_

En tout cas j’étais là, perdue sur mon fauteuil dans ce salon de coiffure dans lequel j’allais pour la première fois, et tout autour de moi ça s'agitait, ça stressait.

Je vais lui amener un verre d’eau

Vite, une serviette mouillée… sur la nuque… sensation de froid

Isabella ? Isabella !!… tu m’entends ?

Oui je vous entends tous…

Je vous jure que j’ai rien fait je lui refaisais son dégradé et puis elle s’est écroulée c’est pas moi j’y suis pour rien

Oh mon dieu

J’ai du sucre aussi

...Mademoiselle ?

_

Je criais intérieurement. Ne t'endors pas, reste présente, surtout ne t'endors pas ! sinon tu ne pourras plus te réveiller.

Je me suis vue à l'hôpital, puis au cimetière, regardant mon enterrement de loin. Mais petit à petit je recouvrais. Soudain je me surpris à boire un verre d'eau rempli de sucre face à mon reflet dans le miroir.

_

J’ai eu le temps de penser au coma, mais aussi une fois de plus à cette espèce humaine tellement égoïste et hypocrite. J’ai dû sourire d’un air particulièrement malsain alors que la coiffeuse faisait son mea culpa pour s’éviter toute responsabilité. Elle était passée de la politesse forcée – comme toute coiffeuse bien éduquée- au stade je-m’en-fous-de-cette-fille. Revirement assez radical. Le plus drôle, c’était la blonde qui se faisait une couleur juste à côté. Avec ses papillottes transparentes sur la tête elle ressemblait à un emballage d’œuf de Pâques. Elle n’a même pas tourné la tête. Elle lisait son magasine.

Je me demande si on m’aurait pas laissée crever si je m’étais évanouie sur le trottoir, ou dans un grand magasin.

_

Tiens qu’est ce que c’est

Laisse la tranquille, c’est une fille en train de clamser, vaut mieux pas la déranger

_

Quoi qu'il en soit, au réveil, j'ai usé de ma technique d'esquive habituelle, tout allait bien. Tout était parfait.

Et surtout, SURTOUT : je n'avais plus le Cheveu dans l'oeil (mais ça au moins, c'était vrai).


Merci maman d'avoir été là.

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Hurt

Chanteuse populaire, oui. Pouffe à temps partiel aussi. Souvent vulgaire. Musique assez banale.

Mais ce qu'il faut reconnaître à Christina Aguilera, c'est la qualité de sa voix (même si elle a tendance à l'oublier en lui préférant sa plastique...).

Quoi qu'il en soit, cette dernière chanson que tu nous a pondue ma chère Christina est splendide, tant dans les paroles, que la musique, et l'interprétation. Moi en tout cas elle ne m'a pas laissée indifférente et j'espère qu'elle vous plaira aussi.


Christina Aguilera, HURT

Seems like it was yesterday when I saw your face
You told me how proud you were, but I walked away
If only I knew what I know today
Ooh, ooh

I would hold you in my arms
I would take the pain away
Thank you for all you've done

Forgive all your mistakes
There's nothing I wouldn't do
To hear your voice again
Sometimes I wanna call you
But I know you won't be there

Ohh I'm sorry for blaming you
For everything I just couldn't do
And I've hurt myself by hurting you

Some days I feel broke inside but I won't admit
Sometimes I just wanna hide 'cause it's you I miss
And it's so hard to say goodbye
When it comes to this, oooh

Would you tell me I was wrong?
Would you help me understand?
Are you looking down upon me?
Are you proud of who I am?

There's nothing I wouldn't do
To have just one more chance
To look into your eyes
And see you looking back

Ohh I'm sorry for blaming you
For everything I just couldn't do
And I've hurt myself, ohh

If I had just one more day
I would tell you how much that I've missed you
Since you've been away
Ooh, it's dangerous
It's so out of line
To try and turn back time

I'm sorry for blaming you
For everything I just couldn't do
And I've hurt myself by hurting you

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03 décembre 2006

What have we done to the world... look what we've done...

J’ai la merveilleuse chance de vivre dans un petit coin de montagne, avec tous les avantages que cela implique : montée à me taper à pied car pas de bus qui va jusqu’en haut, fac et divertissements à cinquantes minutes de la maison, température plus basse chez moi qu’en bas… bref. Mais pas de bruit, pas de voitures, pas d’odeurs puantes, pas de paysage de béton gris, pas de piétons bruyants au beau milieu de la nuit… rien à redire, si un jour j’en viens à vivre en ville, ce ne sera ni pour l’ambiance, ni pour le style de vie, ni pour les citadins : c’est juste que là bas se trouvent les opportunités.

Donc je me pensais relativement protégée des affres de la ville, de sa population, tout ça.

Mais depuis quelques temps y’a un truc qui me dérange sévérement quand je révise mes cours assise sur mon lit, autrement dit avec pleine vue sur la fenêtre vers ma gauche : il y a ce putain de sachet. Une saloperie de sachet qui s’est coincé tout en haut d’un arbre à l’orée de la forêt.

Un chouette arbre en plus, tout fin, et immense. Une espèce de potence à laquelle tu ne peux te résoudre à grimper, la mort se pointant au bout. Trop cassant, trop fin, trop dangereux.

Avec un putain de sachet coincé sur une minie-branche au sommet, parce que, au sommet, c’est tellement mieux, beaucoup plus inaccessible.

Un sachet de supermarché destiné à rester la haut tant qu’on aura pas coupé l’arbre, ironique n’est ce pas ? Pour vaincre cette pollution plastique, ce point blanc débile qui détonne dans le décors marron-beige de l’hiver, il faudrait abattre l’arbre. Voilà où on en est, pour limiter la pollution, il suffit d’éliminer la nature : car plus de nature, plus de pollution, car plus rien à abîmer. Plus rien à détruire, plus rien à tuer. Notre œuvre, héritage de l’humanité, partout, du béton, du plastoc… plutôt crever.

Daydream

I fell asleep beneath the flowers

For a couple of hours

Such a beautiful day

good

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28 novembre 2006

sosie spirituel or not

Ces paroles... c'est exactement comme ça que je me sens. C'est moi. J'ai trouvé ma chanson :) En enlevant les fleurs dans les cheveux quand même (y'a des limites à la niaiserie).

(je vous ferais la traduction dès que j'aurais un peu de temps... en attendant elles sont pas trop dur à comprendre alors un peu de courage :) )


SANDI THOM : I wish I was a punk rocker

[chorus]

Oh I wish I was a punk rocker with flowers in my hair
In 77 and 69 revolution was in the air
I was born too late into a world that doesn't care
Oh I wish I was a punk rocker with flowers in my hair

When the head of state didn't play guitar,
Not everybody drove a car,
When music really mattered and when radio was king,
When accountants didn't have control
And the media couldn't buy your soul
And computers were still scary and we didn’t know everything

[Chorus]

When pop-stars still remained a myth
And ignorance could still be bliss
And when God Saved the Queen she turned a whiter shade of pale
When my mom and dad were in their teens
And anarchy was still a dream
And the only way to stay in touch was a letter in the mail

[Chorus]

When record shops were still on top
And vinyl was all that they stocked
And the super info highway was still drifting out in space
Kids were wearing hand me downs,
And playing games meant kick around
And footballers still had long hair and dirt across their face

[Chorus]

I was born too late to a world that doesn't care
Oh I wish I was a punk rocker with flowers in my hair

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25 novembre 2006

Parce que.


J'ai vomi dans mes corn flakes
Vidéo envoyée par cirebla

J'ai vomi dans mes cornflakes. (euh... c'est le titre de la vidéo...)

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24 novembre 2006

got to get away from a system lose in the world today

C’est hallucinant à quel point on fait tout pour éviter de PENSER.

A l’époque, quand les gens prenaient leur calèche, ils n’avaient ni baladeur, ni mp3, ni Ipod, ni téléphone portable, ni pc portable, ni game boy, ni PSP, ni rien de tel qui leur obstrue la vue ou les oreilles. Qu’est ce qu’ils pouvaient bien faire ? Est ce qu’ils parlaient entre eux, est ce qu’ils réfléchissaient, ou bien s’ennuyaient-ils à mourir ?

Nous on se pose les uns à côtés de autres, de préférence le plus loin possible, en fonction des heures de la journée et donc du niveau de remplissage des transports publiques. On s’évite et on se fuit, on s’enferme dans notre petit monde visuel et auditif, on se coupe du reste.

On fait tout pour ne pas avoir à entrer en contact avec qui que ce soit, pas même avec nous-même.

Où on va comme ça ?…

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22 novembre 2006

Massive Attack...

Un groupe précurseur du style auquel j'adhère le plus : le trip hop.

Tout simplement planant...


kARMACOMA - mASSIVE aTTACK

[Tricky]

You sure you want to be with me
I've nothing to give
Won’t lie and say this lovin's best
Well leave us in emotional pace
Take a walk, taste the rest
No, take a rest

[3D]

I see you digging a hole in your neighborhood
You’re crazy but you’re lazy
I need to live and I need to
Your troubles must be seen to see through
Money like it's paper with faces i remember
I drink on a daily basis
Though it subtle cools my temper
It never cools my temper

[Tricky]

Walking through the suburbs though not exactly lovers
You’re a couple, 'specially when your body’s doubled
Duplicate, then you wait for the next kuwait

[Tricky & 3D]

Karmacoma, jamaica' aroma [x4]

[3D]

You sure you want to be with me i’ve nothing to give
Take a walk take a rest taste the rest
Take a walk take a rest taste the rest
Take a walk take a rest a taste of rest

[Tricky]

Don't want to be on top of your list
Monopoly and properly kissed
We overcome in sixty seconds
With the strength we have to together
But for now, emotional ties they stay severed
When there’s trust there’ll be treats
And when we funk we'll hear beats

[Tricky & 3D]

Karmacoma, jamaica' aroma [x4]

[3D]

Deflowering my baby, aiyee my baby me
I must be crazy, see i'm swazy
Digging a hole in your neighborhood
You're crazy but you're lazy, must be lazy

[Tricky]

Don't wanna on top of your list
Monopoly and properly kissed

[3D]

Deflowering my baby, aiyee my baby me
My baby
Deflowering my baby, aiyee my baby me
I must be crazy, you must be lazy

[Tricky & 3D]

Karmacoma, what?, jamaica aroma [x4]

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